Une centaine d’infanticides par an au Québec

Posted by J-P in Généralités | Tagged | 4 Comments

Je ne vous compte pas une blague et vous ne rêvez pas. Il se commet une centaine d’infanticides par année au Québec. C’est ce que le docteur Jean-François Chicoine a révélé au journaliste Normand Lester sur les ondes radio ce midi. Des bébés parfaitement viables après 8 ou 9 mois de grossesses sont tués dans des avortements plus que tardifs. En effet, à ce stade avancé de la grossesse, nous ne parlons pas vraiment d’avortement, mais plutôt de meurtre. Le plus choquant, ces infanticides sont cautionnés par le gouvernement du Québec et commis par une poignée de médecins dans un CLSC de Montréal!

Comment on tue ces enfants? Est-ce qu’on étouffe les bébés ou on leur donne une injection létale? Le docteur Chicoine ne sait pas et ne veut pas savoir comment ses confrères font ces actes, tellement il est dégoutté. Ce qui le déçoit amèrement est qu’il n’y a pas d’efforts faits par le système social pour s’occuper de ces mères troublées. Elles se rendent à ce moyen extrême “d’interruption de grossesse” si près de la naissance, au lieu de donner leur enfant en adoption, ce qui serait une alternative plus souhaitable à ces boucheries. Ces situations sont compliquées, mais il faudrait travailler plus fort pour sauver ces enfants et non les tuer.

Quel monde de fou, des centaines de parents québécois font des pieds et des mains pour aller adopter des enfants en Chine pendant qu’on tue des bébés viables à Montréal. Êtes-vous fiers de votre gouvernement? Allez-vous bien dormir ce soir?

Écoutez l’entrevue avec le docteur Chicoine:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

Au sujet des avortement tardifs, ce texte de Gilles Guénette, écrit en 2004, éclaire sur cette pratique. Voici un extrait:

Si le Québec envoie ses « patientes » aux États-Unis, ce n’est pas parce que les avortements tardifs (24 semaines et +) sont illégaux dans la Belle Province, mais parce qu’aucun médecin ici n’est en mesure d’offrir le service. « [N]ous en sommes rendus à pouvoir faire des avortements à 23 semaines, d’expliquer Claude Paquin de la clinique médicale Fémina, un établissement privé de Montréal qui se spécialise dans les avortements. Ça prend du courage(2) et de bonnes habiletés techniques pour faire ça. »

Au Canada, il n’y a pas de limite de semaines pour pratiquer un avortement, à la condition qu’il n’y ait pas de « naissance vivante ». Techniquement, une femme peut se faire avorter le jour de son accouchement. Tout ce dont elle a besoin, c’est d’un courageux médecin prêt à le faire. Mais même le père de l’avortement libre et gratuit au Canada, le Dr Henry Morgentaler, se dit mal à l’aise à l’idée d’interrompre une grossesse ayant dépassé le cap des 22 semaines: « Nous n’avortons pas des bébés, nous avortons des foetus, avant qu’ils ne deviennent des bébés. »

Qu’à cela ne tienne, une porte-parole du ministre de la Santé, Philippe Couillard, annonçait le 11 septembre dernier qu’un médecin spécialiste était présentement en formation (en ajoutant qu’« on ne refera pas le débat sur le droit à l’avortement »). Les Québécoises enceintes de plus de six mois n’auront donc plus à s’exiler aux États-Unis pour interrompre leur grossesse. Une excellente nouvelle pour la désormais célèbre Chantal Daigle(3) qui estime qu’il ne devrait pas y avoir de limite de temps pour recourir à l’avortement.

À un stade de 26 semaines, neuf foetus sur dix peuvent survivre à l’extérieur du sein de leur mère, leurs yeux sont partiellement ouverts et ils distinguent la lumière. « Il est rare, d’ajouter la journaliste de La Presse, qu’une femme attende aussi longtemps avant de subir un avortement, mais ce sont souvent les mêmes qui se retrouvent dans cette catégorie: les malchanceuses et les ambivalentes qui n’arrivent pas à se décider. »

4 Responses to Une centaine d’infanticides par an au Québec

  1. Suzanne Lavoie says:

    Merci de ces informations qui me scandalisent! C’est pour moi, inimaginable, que des médecins se prêtent à ce genre de meurtre alors qu’ils se sont formés pour protéger la vie et l’entretenir…

    Ces médecins peu nombreux, comme le pense le Dr Chicoine, doivent être dénoncés et privés de leur droit de pratique!

    J’approuve le Dr Chicoine: ces mères désespérées qui se prêtent à ce geste odieux, auraient eu besoin d’aide psychologique et psychiatrique
    payée par notre gouvernement…
    Quelle pauvre société!

  2. Gisèle Filion says:

    Je suis d’accord qu’au-delà de 24 semaines, il est déjà très, très tard pour mettre fin à une grossesse. Il serait en effet tellement plus simple de donner un enfant en adoption. Ce doit être dur, mais certainement beaucoup moins que d’enlever au bébé son droit à la vie à ce stade de la grossesse de sa mère.

  3. Hélène says:

    A 30 semaines un enfant nait grand-prématuré dans la chambre 328 d’un hopital X et on met en route la machine médicale pour le sauver à tout prix. A 30 semaines un enfant est avorté dans la chambre 28 d’une clinique médicale Y et on s,en lave les mains, qu’est-ce qui différencie ces deux enfants ? Rien, sinon le simple “feeling” de la mère, du père ou du milieu familiale ou médical… Désolant non ?

  4. mariejeve says:

    a partir de 22 semaine de grossesse il y a des chance de survie pour un bébé … mais au quebec on a un échographie a 20 semaine de grossesse … si les parents nont pas les moyens d’avoire un bébé malade leur choix se résoue a mettre un bébé peut etre viable au monde et de le tuer cependant on devraie faire une échographie comme dans plusieurs provinces et pays a 12 sem la il est encore temps d’agir sans que le bébé ressente la douleur … je suis contre lavortement mais quelque fois je me dit que c’est pas non plus une mauvaise chose … il faut prendre les pours et les contres … l’avortement ne devrait pas dépasser 16 semaines …

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