Travailler le 24 juin, pourquoi pas?

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Parfois, il faut bien avouer que certaines lois peuvent être totalement ridicules.  On comprend mal la logique des législateurs et de nos gouvernements.  La loi qui oblige les chaines d’alimentation à limiter à 4 employés après cinq heures le soir est un parfait exemple.  L’argument évoqué pour soutenir cette loi, il y a plusieurs années pour soit disant favoriser la vie familiale, ne tient tout simplement pas la route.  Il n’y a pas d’horaire obligatoire pour les restaurants ou les hôpitaux.  Les travailleurs dans ces secteurs ne sont pas exploités: ils ajustent leur horaire avec leurs patrons.  Personne ne les oblige à travailler dans leur secteur, ils ont fait un choix.  

Les commerces devraient avoir le droit de choisir leur horaire d’ouverture comme il leur sied.  S’ils décident d’ouvrir à 3 heures du matin et qu’il n’y a pas un client à cette heure, ils ne perdront pas de temps à réviser leur politique et n’ouvriront tout simplement plus car ce n’est pas rentable et économiquement viable. 

Surtout n’allez pas faire votre épicerie à 16h45 si vous ne voulez pas être pris dans un entonoir qui aboutit à seulement deux cassières.  J’entendais un ontarien de passage au Québec qui n’en revenait tout simplement pas.  Is this law for real, are you kidding?  Are you serious?  Yes sir, you’re in Quebec.

Au Québec, nous sommes souvent les champions pour faire les choses différemment.  Peut-être est-ce pour affirmer notre caractère “distinctif”.  Mais des fois, nous faisons pitié.  Nous avons DEUX taxes à la consommation, nous avons DEUX fêtes nationales, peut-être avons nous retenu la complexité et le “red tape” du système de nos cousins français pour ainsi fabriquer des emplois à nos fonctionnaires.  On aime la différence, on la fabrique, on complique souvent les choses inutilement.

Un autre exemple qui montre comment ici au Québec on se complique les choses.  Le Grand Prix de formule 1 se déroulera cette année dans la fin de semaine de la fête nationale des québécois, le 24 juin.  La loi interdit aux magasins d’ouvrir en cette journée.  Pensez-vous que ce serait intelligent de priver plusieurs commerçants de revenus importants, surtout lorsqu’on sait que certains de ces commerces n’attendent qu’un évènement comme le Grand Prix pour aider à boucler leur budget?  Nous aurions l’air fin de manquer une occasion pareille avec la multitude de touristes qui vont envahir nos rues durant cet évènement. 

M. Dorion de la société St-Jean-Baptiste pousse un peu loin la rigidité nationaliste sur ce point.  Histoire à suivre et je suis bien curieux de voir s’il y aura des accomodements du gouvernement dans cette affaire.

2 Responses to Travailler le 24 juin, pourquoi pas?

  1. Suzanne Lavoie says:

    Complètement d’accord avec toi!

    Pour ce qui est du 24 juin, il serait ridicule de fermer tous les comerces et services, à Montréal…
    Selon moi, le gouvernement doit légiférer sur des matières plus sérieuses et plus importantes.

  2. Pingback: Sur la piste de Jean-Pierre » Blog Archive » 24 juin : le gouvernement écoute la logique

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