Rapport du vérificateur: your tax dollar at work, once again…

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Vous voulez voir ce qu’on fait avec vos taxes et impôts? Do you really want to see your tax dollars at work?

Et bien, jetez ici un coup d’œil au rapport du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, et vous en aurez pour votre argent. Les projets de construction gérés par notre gouvernement ont enregistré des dépassements de coûts de 19% à 204%! Non, ce ne sont pas des farces. M. Lachance est à ce point préoccupé par la mauvaise gestion de Québec, qu’il compte scruter à la loupe les projets imposants du CHUM et du CUSM.

Les projets gérés par le gouvernement sont si mal administrés que les coûts et les échéanciers des projets immobiliers explosent et font sauter la marmite. L’ancien professeur des HEC disait en entrevue qu’il n’y a pas une compagnie privée qui gère ses projets comme le fait le gouvernement. En tout cas, ces entreprises ne resteraient pas en affaire longtemps et feraient faillite prestement. J’en sais quelque chose en tant que gestionnaire de projets dans une entreprise privée.
Il est révoltant de voir *travailler* vos dollars dans ce climat d’insouciance et d’incompétence crasse du gouvernement. On ne s’étonnera pas que plusieurs québécois pensent ne pas avoir un grand avenir au Québec et partent ou pensent à quitter la province.

M. Lachance recommande la nomination d’un gestionnaire de projet qui serait responsable de la planification et de la supervision du début à la fin.

Car à l’heure actuelle, constate-t-il, plusieurs acteurs sont impliqués, mais leurs rôles sont mal définis. Il s’agit du ministère de la Santé, de la Corporation d’hébergement du Québec, des agences de santé, des établissements, des entrepreneurs. «Chacun semble vouloir participer, mais, en bout de piste, personne ne doit rendre de comptes», a-t-il dit.

Les causes des bobos sont donc facilement dévoilées. Il n’y a aucune imputabilité et aucun responsable pour ces cafouillages épidémiques dans la gestion publique. Le vérificateur urge le gouvernement de nommer des gens responsables qui doivent répondre de leurs actions. Les têtes doivent rouler si elles ne livrent pas la marchandise, au lieu d’être récompensées pour leur incompétence.

Deuxième bobo, il y a trop de chefs et d’intervenants qui prennent des décisions tout azimut dans tous ces projets. On croirait voir avancer une poule à quatre têtes! Tout le monde tire chacun de son côté. On veut ajouter une aile à l’hôpital en cour de route? Pourquoi pas. Conséquence, on change les plans, on défonce les coûts et on éternise allègrement les travaux.

M. Lachance dit qu’il faut s’entendre sur les objectifs initiaux et rester le nez collé dessus. Il est inacceptable que les projets aient une vie si débridée et que la définition de ces projets évolue au gré des caprices et demandes d’intervenants trop nombreux qui ne se sentent pas réellement responsable de leurs actes. Cette attitude est la plus honteuse recette du désastre. Les fonctionnaires du secteur public ne semblent pas s’en rendre compte dans leur tour d’ivoire en pensant surtout à se graisser les pattes. Ou bien ils le savent et s’en fichent éperdument. Quel gâchis!

Autre nœud du problème, malheureusement au Québec on ne se débarrasse pas de l’incompétence qui s’est encrassée dans le système. Pas étonnant que nous n’ayons plus d’argent, que la dette explose, que nos routes croupissent, que notre système se santé soit aux soins palliatifs.

Après cela, on ne se demandera pas pourquoi on entend de plus en plus beaucoup de jeunes gens se poser la question : « Pourquoi devrions-nous rester au Québec et contribuer avec nos impôts aux recettes d’un gouvernement qui nous gère si mal? »

Vite, ça urge. Il faut faire le ménage au gouvernement et établir des règles plus sérieuses, comme le crie le vérificateur! Assignez des responsables aux projets publics, nom de Dieu! Récompensez les gestionnaires qui réussissent à rencontrer les objectifs et sanctionnez les incompétents, comme on le fait tous les jours dans le secteur privé. C’est la seule façon de fonctionner.  Si vous en connaissez d’autres j’aimerais bien les entendre ou les lire. Si vous ne faites pas vos devoirs, vous ne réussirez pas.

Pensez-vous qu’on verra ça de notre vivant? Me semble que non. Au Québec, les étudiants ne font pas leurs devoirs et ils passent malgré tout. Vogue la galère.  Puis, on engraisse la bêtise des insouciants. Personne ne leur tape sur les doigts quand ils font des niaiseries.  Who cares?

Comme dirait mon père: “Bande d’imbéciles!” Je ne suis pas un grand devin, mais un temps arrivera où comme dans la fable de La Fontaine, la cigale québécoise, ayant chanté tout l’été, se trouvera fort dépourvue quand la bise viendra.

One Response to Rapport du vérificateur: your tax dollar at work, once again…

  1. Suzanne Lavoie says:

    M.Lachance a bien raison d’être scandalisé par la mauvaise gestion de notre gouvernement! A bas le public et vive le privé…

    Il est vrai qu’on doit se fixer un objectif dans tout projet et avoir ”le nez collé” sur cet objectif et donc ne pas changer d’idée continuellement.

    Un conseil: la gestion devrait en général être confiée à des femmes, sauf à Mme Forget…

    Si des jeunes flirtent avec l’idée de quitter le Québec, qu’ils le fassent (comme le dit M Parizeau… ). Ils gagneront probablement plus d’argent; cependant leur coût de vie sera plus élevé; ils couperont leurs racines culturelles et familiales; ils vivront dans un climat moins pacifique et moins agréable, etc.etc…Le fait est en tout cas,qu’il ya plus détrangers qui recherchent vivre au Québec que de Québécois qui désirent d’expatrier…
    Il doit bien avoir certains aspects positifs à vivre ici…
    Il faut évidemment admettre que le système politique québécois est perfectible, comme dans d’autres provinces.

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