Qui a mis le feu à Montréal?

Posted by J-P in Photographie | 1 Comment

J’ai eu la surprise de me faire fêter la fin de semaine passée par Hélène en l’honneur de mon anniversaire. Une surprise en plus des repas de fête dont j’étais déjà au courant. Ma tendre épouse m’avait préparé un menu de fête qui consistait en 12 choix d’activités pour l’après-midi et une sélection de plusieurs restaurants pendant que tante Diane et oncle Serge gardaient généreusement la petite Myriam à la maison.

Notre courte escapade fut hautement appréciée par nous deux. Nous interrompions la routine quotidienne. Ce fut une belle réussite.

Maintenant, quels étaient les choix d’activités et qu’est-ce que j’ai choisi? D’abord, voici le menu de fête:

Chez Myriam – Menu de fête
Il est possible de favoriser un item et par la suite (pour un effort modique) choisir un second élément si le temps le permet !
Les items 10 à 12 (inclusivement) ne sont possibles que s’il fait beau.

Après midi
1. Aller voir un film au Méga-Plex Laval ou Marché central (sélection possible du film à partir de la liste jointe)
2. Louer une chambre d’hôtel/motel avec service à la chambre et « dormir »
3. Magasiner l’achat d’un cadeau (chez Lozeau, par exemple…)
4. Magasiner les articles plein air pour bébé (pousette-jogging et autre accessoires)
5. Visite au musée des beaux arts (Il était une fois Walt Disney)
6. Visite au centre des sciences de Montréal (36 solutions : le circuit des innovations technologiques, Énergiv’art et Eurêka!)
7. Visite au centre d’histoire de Montréal (Bébé s’en vient. Naître à Montréal depuis 100 ans, Montréal en cinq temps et Montréal, une histoire vivante).
8. Visite au planétarium de Montréal
9. Visite au Jardin botanique de Montréal (inclus le biodôme et l’insectarium de Montréal)
10. Randonnée pédestre au Mont St-Bruno ou Mont St-Hilaire
11. Randonnée en bicyclette sur l’île de Montréal
12. Prendre du soleil à la plage d’Oka

Souper
1. L’estaminet
2. Le Biftèque
3. Le petit Flore
4. Houston (Laval)
5. Sukho Thai (Laval)
6. L’Académie (Laval)
7. Autre selon le choix du principal intéressé..

!! Bonne fête, mon amour…!!

Le choix fut difficile parmi toutes ces possibilités, à part les dernières activités puisqu’il faisait frisquet sous un ciel nuageux. J’ai pris une bonne dizaine de minutes à y penser en sondant Hélène sur ce qu’elle préfèrerait elle aussi. J’ai opté pour le Centre d’histoire de Montréal que je ne connaissais pas. Puis, comme le musée de la Pointe-à-Callière était tout près et que, contrairement à Hélène, je n’y étais jamais allé, nous y avons fait un saut par la suite. J’ai été impressionné par le musée qui comporte plusieurs salles souterraines qui nous font découvrir les vestiges archéologiques de notre territoire.


Fresque de Marie-Denise Douyon, 2006.

Au Centre d’histoire de Montréal, il y avait une exposition temporaire sur l’incendie qui a dévasté Montréal en 1734. La question “Qui a mis le feu à Montréal?” était le thème de l’exposition. Il y avait plusieurs personnages et nous devions jouer le jeu en essayant d’identifier le coupable en recueillant des indices durant l’exposition.

L’histoire a sacrifié l’esclave et la négresse Angélique. Cette femme fut condamnée et exécutée sur la place publique. Les histoires d’esclaves et les exécutions n’ont donc pas seulement existées qu’aux USA. Montréal ne fut pas épargnée par le large pan de l’histoire nord-américaine. Voici un texte qui explique l’affaire d’Angélique:

Au printemps 1734, un incendie détruit un hôpital et 45 maisons de la rue Saint-Paul, à Montréal. Un procès criminel est aussitôt intenté contre Marie-Josèphe dite Angélique, une esclave noire, et son amant blanc, Claude Thibault. Ce dernier s’enfuit, laissant Angélique seule à clamer son innocence.

Une vingtaine de témoins vont défiler devant le juge, tous convaincus que l’esclave de la veuve Francheville est coupable, mais aucun ne l’a vue mettre le feu.

Parmi les témoins, Marie, une esclave amérindienne, déclare que l’accusée avait l’intention de brûler sa maîtresse, alors que Jeanne Tailhandier dit Labaume, réalise, trop tard, qu’elle a encouragé cette rumeur. D’autres comme Louise Poirier dit Lafleur, une domestique de la veuve Francheville, témoignent du mauvais caractère de l’accusée, tandis que Marguerite César dit Lagardelette, personnage à l’esprit troublé, soutient que l’accusée était particulièrement agitée peu avant l’incendie.

Angélique sera finalement trouvée coupable sur la seule déclaration, tardive et mystérieuse, d’une enfant de 5 ans. Forcée d’admettre son crime sous la torture, elle est exécutée publiquement le 21 juin 1734.

Selon les autorités coloniales, l’accusée aurait mis le feu « par méchanceté » et pour couvrir sa fuite. Cette hypothèse a été reprise par la plupart des auteurs qui se sont penchés sur ce procès. Mais à la lecture des documents originaux, vous constaterez qu’un doute subsiste quant à la culpabilité de l’accusée. D’abord fondée uniquement sur la rumeur publique, la preuve jugée suffisante par le lieutenant général (juge) et ses conseillers demeure faible. Quant à Thibault, le présumé complice, il reste introuvable et les poursuites à son endroit sont abandonnées.


Texte du musée sur l’exécution d’Angélique qui fut pendue puis brûlée.

Enfin, le restaurant du soir ne figurait pas sur la liste. En marchant près des musées, nous avons improvisé. Nous avons mangé du mexicain au bon restaurant la Casa Mateo.

J’ai remercié à plusieurs reprises Hélène qui a pris le temps de tout préparer cette liste d’activités et de faire des recherches pour cette fugue festive et réussie.

One Response to Qui a mis le feu à Montréal?

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