Danger: notre boule bleue s’échauffe vite

Posted by J-P in Généralités, Science | 1 Comment

La température du globe est au plus haut depuis près de 12 000 ans comme l’affirme une étude récente de la Nasa. Il y a aussi d’autres études scientifiques qui viennent de paraitre dans les derniers jours sur le sujet. Elles sont toutes unanimes, nous nous dirigeons vers de grands bouleversements qui auront de lourdes conséquences et ce, en grande partie, par notre faute. On se souvient qu’Al Gore avait sonné l’alarme.

Maintenant, c’est donc James Hansen de la Nasa qui sonne sérieusement la cloche des pompiers:

The most important result found by these researchers is that the warming in recent decades has brought global temperature to a level within about one degree Celsius (1.8°F) of the maximum temperature of the past million years. According to Hansen, “That means that further global warming of 1 degree Celsius defines a critical level. If warming is kept less than that, effects of global warming may be relatively manageable. During the warmest interglacial periods the Earth was reasonably similar to today. But if further global warming reaches 2 or 3 degrees Celsius, we will likely see changes that make Earth a different planet than the one we know. The last time it was that warm was in the middle Pliocene, about three million years ago, when sea level was estimated to have been about 25 meters (80 feet) higher than today.”

François Cardinal signe de bons reportages dans La Presse sur ce phénomème d’échauffement qui menace l’équilibre planétaire, non pas dans des décennies, mais dans seulement quelques années. La fonte du nord s’accélère vite, vite, vite comme les petites annonces du Journal de Montréal…

En seulement une semaine, près d’une demi-douzaine d’études scientifiques ont conclu à une fonte précoce des glaces du Grand Nord. Et cette conséquence directe des changements climatiques n’épargne pas le Québec.

Les scientifiques sont catastrophés: leurs prévisions pessimistes ne l’étaient finalement pas assez. L’Arctique se réchauffe à la vitesse grand V, la glace permanente fond à vue d’oeil et les ours blancs se noient… lorsqu’ils ne sont pas occupés à s’entre-dévorer.

«Les bouleversements sont si rapides que ce qu’on attendait pour 2050 pourrait survenir aussi vite qu’en 2020, note Yves Bégin, directeur du Centre d’études nordiques de l’Université Laval. Les prédictions les plus pessimistes se réalisent.»

En un peu plus de sept jours, au moins cinq études scientifiques ont fait état d’une fonte accélérée des glaces nordiques, de l’Alaska au Groenland en passant par le Québec. Elles soutiennent toutes que l’homme est le grand coupable de cette agitation climatique.

Est-ce le canari dans la mine, le signe avant-coureur de troubles planétaires? «Tout regarde dans cette direction», se désole M. Bégin, une sommité dans son domaine.

Une étude de la NASA publiée mardi dans les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences révèle ainsi que la température globale des 30 dernières années a été la plus élevée depuis près de 12 000 ans, conséquence directe de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

«Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux, a noté James Hansen, de l’Institut Goddard de la NASA. Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degré Celsius (elle a augmenté de 0,6 degrés à ce jour), nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons.»

Voici un autre article détaillée de la BBC et celui-ci du Monde.

Pour ceux que ça intéresse de lire toute l’étude scientifique de Hansen dans ses moindres détails, elle est ici (document pdf).

ABSTRACTS, Hansen et al. 2006

Hansen, J., Mki. Sato, R. Ruedy, K. Lo, D.W. Lea, and M. Medina-Elizade 2006. Global temperature change. Proc. Natl. Acad. Sci. 103, 14288-14293, doi:10.1073/pnas.0606291103.

Global surface temperature has increased ≈0.2°C per decade in the past 30 years, similar to the warming rate predicted in the 1980s in initial global climate model simulations with transient greenhouse gas changes. Warming is larger in the Western Equatorial Pacific than in the Eastern Equatorial Pacific over the past century, and we suggest that the increased West-East temperature gradient may have increased the likelihood of strong El Niños, such as those of 1983 and 1998. Comparison of measured sea surface temperatures in the Western Pacific with paleoclimate data suggests that this critical ocean region, and probably the planet as a whole, is approximately as warm now as at the Holocene maximum and within ≈1°C of the maximum temperature of the past million years. We conclude that global warming of more than ≈1°C, relative to 2000, will constitute “dangerous” climate change as judged from likely effects on sea level and extermination of species.

One Response to Danger: notre boule bleue s’échauffe vite

  1. Suzanne Lavoie says:

    Ce réchauffement de la planète est vraiment alarmant! A ces nombreux témoignages, tu pourrais ajouter celui de Hubert Reeves…

    Il est vraiment dommage que certains de nos gouvernants (Harper en tête)
    ne voient pas ou ne veulent pas voir ces faits troublants.

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