Niaiseries pour la planète

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Le titre et le propos viennent de la chronique d’Alain Dubuc:

Au sujet du geste symbolique d’éteindre les lumières jeudi soir passé pour joindre un mouvement écologique mondial:

Ce même symbolisme un peu dérisoire, et nuisible au plan pédagogique, on le retrouvait jeudi soir quand certains Québécois ont éteint leurs lumières cinq minutes entre 19h55 et 20h, pour rejoindre un grand mouvement mondial, surtout français. Ce geste avait pour but de sensibiliser les gens aux effets de la surconsommation d’énergie sur le réchauffement de la planète. C’est sans doute sympathique, et l’effet marketing est évident, puisque la tour Eiffel s’est éteinte.

Mais c’est tout croche, du moins au Québec. Le mouvement s’appelle «5 minutes de répit pour la planète». C’est vrai, quand l’électricité est produite avec du charbon par exemple, que le geste d’éteindre une lumière fait un tout petit quelque chose. Mais au Québec, où l’éclairage provient d’électricité hydraulique, le fait de fermer des lumières ne procure aucune espèce de répit pour la planète. Le geste est non seulement symbolique, il est improductif et vide de sens. Il s’attaque en plus à une pratique, allumer des lumières lorsqu’il fait noir, qui n’est pas du gaspillage et qui n’est pas répréhensible.

Enfin, à propos du nouveau réglement de la Ville de Montréal qui interdit aux automobilistes de laisser tourner leur moteur au ralenti sans rouler.

… En plus, ces gestes symboliques, le plus souvent, n’éduquent pas car ils n’encouragent pas une réflexion lucide sur les comportements. Par exemple, il est vrai qu’en réduisant le temps où les moteurs tournent au ralenti, on réduit des milliers de tonnes de CO2. Mais un moteur au ralenti dégage beaucoup moins de GES qu’un moteur qui roule. Et un automobiliste agressif qui veut que son SUV accélère rapidement, produira plus de CO2 en quelques secondes qu’un autre qui laisse tourner son moteur cinq minutes à la porte d’une école. De la même façon, si les moteurs au ralenti sont un problème, comment se fait-il que l’administration montréalaise interdise le virage à droite sur les feux rouges. Où sont la cohérence, la logique, les priorités?

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