Michel David: Tremblay nous prend pour de vrais caves

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Le chroniqueur Michel David du Devoir exprime bien le sentiment de plusieurs dans le dossier municipal. Il en a assez que la population se fasse prendre pour de “vrais caves”.

Qui est réellement Gérald Tremblay? Le «faux naïf» décrit par Benoît Labonté ou le benêt dont rient derrière son dos les magouilleurs de l’Hôtel de Ville?

Je n’ai aucune difficulté à imaginer le maire confier à M. Labonté, l’air abattu, mais résigné à composer avec la pénible réalité de la corruption et des enveloppes brunes: «Tu sais, Benoît, la politique municipale, c’est juste de ça.»

Il y a cependant cette troublante conversation téléphonique, rapportée par La Presse, entre Bernard Trépanier — monsieur 3 % — et le vice-président de Dessau, Rosaire Sauriol, conversation qu’on ne peut plus citer depuis hier soir sous peine de poursuite, mais que le Québec tout entier a lu ou entendu dans la journée. Généralement, quand deux larrons se croient à l’abri des oreilles indiscrètes, ils se parlent en toute franchise.

Que le maire soit un authentique naïf ou un faux, une chose est certaine: il nous prend pour de vrais caves. Mercredi, il a affirmé au Devoir être au courant de tout depuis le début: oui, il y avait des enveloppes brunes; oui, les entrepreneurs se partageaient le territoire.

Le lendemain, après les révélations de M. Labonté, il a tout nié, en particulier qu’un collecteur de fonds de son parti, qui servait d’intermédiaire entre le président du comité exécutif de la Ville, Frank Zampino, et des firmes d’ingénieurs, exigeait une ristourne sur les contrats municipaux. Et les craintes pour la sécurité de sa famille, que M. Tremblay avait confiées au Devoir pour illustrer les risques de sa lutte contre la corruption, était-ce aussi du chiqué?

Hier, en entrevue avec Jean-Luc Mongrain, le maire avait retrouvé la mémoire. Dès son arrivée à l’Hôtel de Ville, le directeur général de l’époque, en l’occurrence Guy Coulombe, l’avait bien mis au courant des déplorables pratiques qui avaient cours. Bref, la confusion semble être sa nouvelle stratégie de campagne.

Lire toute sa chronique coup de poing ici.

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