Merci aux grands-parents, puis celui des grands-parents

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Le chroniqueur Richard Martineau a écrit la semaine passée une chronique pour remercier les grands-parents. Cette chronique a touché beaucoup de gens. Elle a été tellement appréciée par les lecteurs et plusieurs grands-parents que l’auteur croule sous leurs remerciements. Il en a reçu de nombreux comme celui-ci. Voici donc sa fameuse chronique:

Merci
Richard Martineau
11/05/2007 06h22

Dimanche, comme vous le savez, c’est la fête des Mères. Je voudrais profiter de l’occasion pour faire une demande spéciale.

Il y a une fête des Mères et une fête des Pères. Pourquoi n’y aurait-il pas une fête des grands-parents?

Il serait plus que temps. En effet, les grands-parents jouent un rôle de plus en plus important au sein de la famille québécoise.

S’ils n’étaient pas là, je me demande comment les parents feraient pour joindre les deux bouts. On n’y arriverait tout simplement pas.

S.O.S. grands-parents

Le monde du travail a bien changé, depuis quelques années.

Les emplois qui nous demandent d’être présents au bureau de 9 à 5 sont plus rares qu’avant. Il faut être plus performants, plus disponibles, ne pas rechigner quand le patron (ou la patronne) nous demande de faire des heures supplémentaires…

De plus, beaucoup de jeunes sont pigistes. Ils ont donc des horaires atypiques, aucune journée ne se ressemble, ce qui rend la planification à long terme plus difficile, surtout quand on est séparé et qu’il faut gérer «les changements de garde» (mardi chez papa, jeudi chez maman…).

Qu’est-ce qu’on fait, alors?

On appelle les grands-parents. «Pouvez-vous aller chercher fiston à l’école? Pouvez-vous lui préparer le souper, je vais aller le chercher après le boulot? Est-ce que les enfants peuvent aller coucher chez vous, ce soir? Pouvez-vous accompagner la plus vieille chez le dentiste, j’ai une réunion urgente que je ne peux rater?»

Je connais de plus en plus de parents qui ont recours à leurs parents pour leur donner un coup de main.

C’est mon cas et celui de la mère de mes enfants. Si ce n’était de mes parents (et elle, des siens), je ne sais pas ce qu’on ferait. Même si j’ai une blonde, et elle, un chum.

Nos horaires sont trop atypiques.

Et puis, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse quand il y a des journées pédagogiques à l’école (ce qui semble arriver de plus en plus souvent)? Qu’on enferme les enfants dans le garage?

Qu’on les emmène au boulot avec nous?

Qu’est ce qu’on ferait sans vous?

Pour toutes ces raisons, le temps est venu de créer une fête nationale des grands-parents.

Histoire de leur dire merci. Merci de patcher les trous dans nos horaires, merci de nous donner un coup de main, merci de ramasser les morceaux quand on a les bras trop chargés.

Merci de nous avoir épaulés en silence quand notre couple a volé en éclats…

Merci de nous rendre la vie un peu plus facile, un peu moins stressante, un peu plus gérable.

Merci pour le filet de sécurité, les becs mouillés, les biscuits, les gâteaux, les bonbons donnés sous la table, quand on a le regard tourné.

Merci de reprendre du collier, alors que vous devriez plutôt vous reposer. Non seulement avez-vous pris le temps de bien nous élever (tout en prenant soin de vos propres parents vieillissants), mais maintenant, vous devez nous aider à élever nos propres enfants!

Juste comme vous aviez droit à un repos bien mérité, on arrive avec notre marmaille, notre vie de fou et nos agendas trop chargés.

Merci, merci mille fois…

Je ne sais vraiment pas ce qu’on ferait sans vous…

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