Les restaurateurs de cathédrales

Posted by J-P in Photographie | 1 Comment


L’église La Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie du Sault-au-Récollet de Montréal est en rénovation.

Je décrivais le travail des bâtisseurs d’une nouvelle cathédrale melkite dans ce précédent billet. Je remarquais que les catholiques n’étaient plus à l’époque des bâtisseurs d’églises. Ceci ne veut pas dire que certaines églises catholiques ne sont pas adéquatement entretenues ou restaurées. Ainsi, la façade et les tours d’une des plus anciennes églises de Montréal, l’église La Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, située tout près de chez nous, est actuellement en train d’être restaurée.

Sur cette photographie trois ouvriers installés dans des échafaudages travaillent la pierre voilée par les étroites mailles de grands filets verts qui protègent le chantier. On peut lire à gauche des ouvriers deux dates importantes qui sont gravées dans la pierre. 1751, l’année du premier office de l’église. Puis, sous l’inscription 1751, on peut lire «Ann. Dom. 1851» en cliquant sur l’image pour la grossir. Sur le site de la fondation du patrimoine religieux du Québec, on écrit dans cet extrait de texte que 1851 est une autre date importante dans l’évolution de cette église:

Une façade qui tranche avec l’intérieur

On décide en 1850, après l’approbation de Mgr Bourget, de procéder à un allongement de la nef de huit mètres soit deux travées et à la construction d’une nouvelle façade. John Ostell, qui fait pratiquement office d’architecte du diocèse de Montréal à cette époque, conçoit une œuvre qui rappelle ses réalisations de Notre-Dame-de-Toutes-Grâces (1851) et de Sainte-Anne de Griffintown (1852). Il choisit un vocabulaire néoclassique fort à la mode depuis déjà une trentaine d’années au Québec en accentuant, par contre, le caractère monumental de l’ensemble. Les travaux se poursuivent jusqu’en 1863, alors qu’on ajoute des flèches aux deux tours. Cette façade austère, avec son fronton triangulaire en avancée et sa maçonnerie au relief fortement accusé, tranche avec la chaleur de l’intérieur, auquel aucun élément extérieur ne nous prépare.

One Response to Les restaurateurs de cathédrales

  1. Gisèle Filion says:

    Intéressante “petite histoire” et actualité d’une église de Montréal. Merci de ce “docu”…

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