Les fillettes de l’Inde que l’on ne désire pas

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On dit que le 21ième siècle sera celui de l’Inde. Ce pays a un bassin de population gigantesque et de la main d’oeuvre à revendre. Plusieurs emplois d’ici sont même transférés en Inde. Pensons seulement aux gens qui vous répondent dans les centrales téléphoniques depuis peu. Ce ne sont pas la plupart du temps des employés de Bell Canada, mais des individus à l’autre bout du monde en Inde. En effet, les centres d’appels de plusieurs compagnies déménagent dans ce pays.

Or, depuis les années 1980 et l’avènement de l’échographie, il y a une crise d’avortements sélectifs de fœtus féminins en Inde. En fait, 99% des avortements sont faits pour éliminer les futures fillettes. Pourquoi? Pour des raisons culturelles. Les familles se ruinent souvent pour la dot qu’elles doivent verser lorsqu’elles veulent marier leurs filles. Donc, maintenant que la technologie de l’échographie est disponible, on avorte systématiquement les filles dans toutes les classes de la société. Les conséquences du phénomène sont qu’il y a un important débalancement de la population dans ce pays: il manque trente-six millions de femmes! Il s’ensuit une panoplie de problèmes connexes, la prostitution qui explose avec ses maladies et les hommes qui doivent aller se chercher ou “acheter” des épouses dans les pays voisins. C’est hallucinant!

Il y aura un documentaire sur le sujet, Filles de jardiniers, présenté jeudi 18 octobre à 20h sur RDI. Karina Marceau en est la productrice et elle a fait plusieurs voyages en Inde. Elle y est allée pour la première fois pour l’organisme Jeunes musiciens du monde. Elle a développé une véritable passion pour ce pays si différent du nôtre ou rien n’est neutre ou banal. Les odeurs, la culture, les gens, les relations sociales, les différences avec notre civilisation nord-américaine sont frappantes. Au retour d’un de ses voyages en Inde, la journalistee a découvert ces avortements sélectifs qui l’ont si profondément marquée.

Je comprends la préoccupation de Mme Marceau sur ce phénomène qui frise le génocide. De plus, je ne peux m’empêcher de penser que si Hélène et moi étions des indiens, notre petite Myriam n’aurait fort probablement pas vu le monde!

Ce documentaire est donc à regarder pour tenter de comprendre ce qui se passe dans cette région si importante de notre planète. Voici ce que l’on retrouve sur le site de RDI:

U n documentaire troublant sur un génocide silencieux en Inde : l’avortement sélectif de fœtus féminins. L’Inde est assise sur une bombe à retardement. La menace vient de l’intérieur. Trente-six millions de femmes manquent à l’appel. Le fardeau économique de la dot et une préférence ancestrale pour les garçons, font de la naissance d’une fille un déshonneur. L’échographie et l’avortement, des actes médicaux pourtant censés constituer un progrès pour les femmes, se retournent contre elles. Coincé entre traditions et modernité, le deuxième pays le plus peuplé de la planète élimine des fillettes avant même leur naissance.
Filles de jardiniers est un documentaire humain et bouleversant. Une enquête dans les États où l’élimination des petites filles, par avortement, est devenue une industrie extrêmement rentable. Ce film suit les traces de la journaliste Karina Marceau dans sa quête pour comprendre et documenter cette crise démographique et ses désastreuses conséquences sur la société indienne. Avec des images d’une poésie inattendue, un film d’espoir, malgré tout…

2 Responses to Les fillettes de l’Inde que l’on ne désire pas

  1. Suzanne Lavoie says:

    Merci pour ces informations troublantes au sujet de l’Inde. J’ignorais ce phénomène de ”génocide silencieux” dans ce pays…Cette émission ”Filles de Jardinier” de Karina Marceau est à voir absolument ce jeudi à RDI.
    Sa participation hier soir à ”Tout le mnde en parle” m’a fait connaître cette brillante journaliste très humaine et profondément marquée par les avortements sélectifs en Inde.
    A jeudi pour la suite.

  2. Jean Boulanger says:

    Bonjour, j’ai des informations au sujet de Marie-madeleine (Marie de magdala “temps de Jésus”) Je sais que le sujet vous tient à cœur.

    P.S. : Pour Karina Marceau

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