Les déclarations du cardinal Turcotte

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Le cardinal Turcotte ne se fera sûrement pas de nouveaux amis avec les journalistes Yves Boisvert et Patrick Lagacé de La Presse, suite à ses déclarations de la semaine passée.

Le blogue de Lagacé:

Le cardinal Jean-Claude Turcotte a réagi à la nouvelle de ce prêtre condamné pour agression sexuelle sur une fillette, qui vient de recevoir une bourse pour aller étudier le droit canonique à Ottawa. Et à lire ses déclarations, on comprend pourquoi il réagit si peu souvent à ces affaires de délits sexuels : il dit des énormités. Une erreur de comportement ? Tout pour ne pas dire le mot qui commence avec un P et qui rime avec hémophile…

Un lecteur m’envoie un lien vers un reportage de Zone Libre, à Radio-Canada où Mgr Turcotte, pris à partie par des manifestants, déclare que les séquelles d’une agression sexuelle commise par un prêtre, c’est un peu comme une infirmité. Il faut vivre avec.

Ce qui frappe, dans ces nuances, dans ces déclarations, Monseigneur, c’est le désir de couvrir l’Organisation. Pas la compassion envers les victimes, disons…

Puis la chronique de Boisvert L’église et les crimes sexuels:

L’hiver dernier, l’abbé Philippe de Maupeou a reconnu avoir caressé la vulve et les seins d’une fillette de 8 ans. Il a été condamné à six mois de prison à purger dans la collectivité.

Le prêtre est banni à vie du travail en paroisse. Mais, comme c’est souvent le cas dans les affaires de crimes sexuels, le diocèse de Montréal l’envoie étudier le droit canon à l’Université Saint-Paul à Ottawa, un programme de recyclage professionnel qui coûtera 60 000$.

Certains se scandalisent qu’on dépense l’argent des fidèles pour envoyer étudier ce prêtre. Ce que je trouve bien plus pénible, c’est de voir, chaque fois, combien les hommes d’Église vivent dans le déni. Le mot pédophilie est encore terriblement difficile à prononcer.

«On l’a fait soigner, a dit le cardinal Jean-Claude Turcotte, jeudi dernier, sur les ondes de 98,5 FM. Il (l’abbé) a passé une période de plusieurs mois dans un institut spécialisé pour bien vérifier si c’est un pédophile ou si c’était une erreur de comportement. On sait que ce n’est pas un pédophile, la science actuelle nous le dit.»

Méfions-nous des hommes d’Église quand ils parlent de sexologie.

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