Les arrogants libéraux de Jean Charest

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Michel Vastel, de retour de vacances au Vietnam, signe un excellent article ici sur l’arrogance des libéraux qui passent à toute vitesse des lois spéciales en utilisant la loi du baîllon, en pleine nuit, sans véritable urgence, dans les dossiers d’Orford et des médecins spécialistes.  De la pure arrogance qui carbure au rouleau compresseur si l’on écoute le président des médecins spécialistes, Yves Dugré. 

Parions que plusieurs médecins iront voir le site Quitter le Québec.com.  J’ai entendu des reportages dans les médias sur ce site de gens qui veulent quitter la belle province et je viens d’y faire une visite-éclair.  Pas de blagues, il y a beaucoup d’activité et de discussions autour de ceux qui y pensent sérieusement.  Avec le traitement qu’on réserve aux médecins spécialistes qui gagnent beaucoup moins que les médecins des provinces plus pauvres que le Québec, je comprends facilement ceux qui songent à aller voir ailleurs.  Un fou dans une poche!  Pas vous? 

Ce que les politiciens oublient aussi de dire c’est que les députés québécois sont payés 10% de plus que la moyenne canadienne.  Je leur souhaite, moi, de patienter dans les listes d’attente lorsqu’ils seront malades, nos chers députés.  En tout cas, peut-être qu’ils prendront l’avion et se feront soigner rapidement aux États-Unis par nos spécialistes formés au Québec qui pratiqueront à l’étranger.  Il y a des coups de pied au cul qui se perdent dans la nature!  Complètement outré, je suis tenter de prédire que les libéraux ne passeront pas l’été et qu’il y aura des élections cet automne.

Voici un extrait du texte de Vastel:

Il n’y a aucune raison pour que les membres de l’Assemblée nationale – qui siègent déjà beaucoup moins longtemps que leurs collègues du Parlement fédéral – se mettent en vacances jusqu’à la mi-octobre. Et si la question des médecins spécialistes préoccupait tant le gouvernement, on aurait toujours pu rappeler les députés à Québec pour une session d’urgence dans le courant de l’été, quand l’impasse aurait été réelle… «L’urgence» et «l’intérêt public» ? Voyons donc !

  • Le projet de loi 37 sur la rémunération et les conditions de travail des médecins spécialistes ne s’imposait pas immédiatement puisque les professionnels n’ont pas menacé de faire la grève ni de recourir à d’autres moyens de pression. Pour ajouter le mépris à l’insulte, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, revoit à la baisse l’offre finale déposée à la table des négociations : Québec retranche ainsi 130 des 592 millions $ déjà offerts. Il est pourtant prouvé que les spécialistes du Québec sont payés de deux à trois fois moins que leurs collègues en Amérique du Nord. L’arrogance du gouvernement risque de provoquer une autre vague de départs de médecins vers les provinces canadiennes ou les États américains.
  • Le projet de loi 23, qui permet la privatisation partielle du parc national du Mont-Orford, a été longuement débattu, tant à l’Assemblée nationale que dans l’ensemble du pays. Était-il si urgent de le faire adopter avant l’été ? Le gouvernement peut-il ignorer toutes les oppositions, y compris celle du professeur Pierre Dansereau, l’écologiste de réputation internationale ?
  • Il n’y a sûrement pas urgence dans le cas du projet de loi 9 qui aura pour effet d’interdire aux citoyens tout recours judiciaire, pendant cinq ans, en vue de faire cesser le bruit causé par les motoneiges dans les sentiers aménagés. Aux dernières nouvelles, il n’y avait pas beaucoup de motoneiges dans les campagnes du Québec, et il n’y en aura pas avant six mois… Espérons-le !
  • Et quelle est l’urgence de faire adopter le projet de loi 31 à la vapeur alors qu’il n’a été déposé qu’à la fin de la semaine dernière ? Il va permettre la vente des quatre hippodromes à Attractions Hippiques Québec en imposant à la Société nationale du cheval de course (SONACC) un nouveau conseil d’administration.
    «Urgence» et «intérêt public» ? Au secours, expliquez-moi !

Ce qui dérange surtout, dans cette hâte à imposer la privatisation (partielle) du Parc du Mont-Orford, et celle (totale) des hippodromes du Québec, c’est qu’on ne peut s’empêcher de constater qu’elles profitent, dans l’un et l’autre cas, à des amis du régime. Ni urgence ni intérêt public là-dedans !

Le gouvernement de Jean Charest est l’un des plus mal aimés de l’histoire du Québec. On dirait que Jean Charest a conclu que le bon peuple ne comprend rien, qu’il ne l’aimera jamais, et qu’il veut lui imposer son bien. Tant d’arrogance a rarement été vue à Québec. C’est un comportement naturel pour Jacques Dupuis, mais de la part de Jean Charest, cela déçoit beaucoup. Jusqu’où pourra-t-il aller avant de devenir carrément illégitime ?

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