Les 100 jours de Harper

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Je survole les manchettes des journaux et les éditoriaux d’aujourd’hui en constatant encore que les chroniqueurs politiques et la population en général sont toujours impressionnés par le travail de Harper.  Nous avions perdu l’habitude avec les libéraux de voir un Premier Ministre FAIRE ce qu’il a DIT qu’il FERAIT

Ce changement presque irréel nous réconforte comme si l’on entrait dans un bain chaud.  Si vous avez voté conservateur, vous n’avez pas à regretter votre choix jusqu’à maintenant…   Ainsi, nous continuons à ne pas nous ennuyer des « liberals » d’antan et Harper passe haut la main le test des 100 premiers jours de son règne comme le souligne M.C. Auger dans les extraits suivants: 

Il y a 100 jours aujourd’hui que Stephen Harper a été élu premier ministre d’un gouvernement minoritaire avec, comme on le disait dans le temps, «aucun allié naturel dans une Chambre des Communes hostile». Cela serait un mandat court et difficile, entendait-on souvent à cette époque.

Aujourd’hui, force est de reconnaître que si des élections avaient lieu maintenant, M. Harper obtiendrait sans doute une majorité de sièges.

… 

Ce qu’on entend le plus souvent quand on parle de M. Harper, c’est qu’il a «l’air de savoir où il s’en va». Après Paul Martin qui avait acquis le surnom de «Monsieur hésitation» et Jean Chrétien qui considérait le fait de ne rien faire comme une forme d’art, la détermination du nouveau premier ministre est sa meilleure carte de visite.

À cette qualité, il faut ajouter une forme de pragmatisme qui surprend parfois. Comme lorsqu’il a débauché l’ex-ministre libéral David Emerson pour le faire siéger au Cabinet et nommé Michael Fortier au Sénat pour que Vancouver et Montréal aient une représentation adéquate au Conseil des ministres. Il y avait un coût politique à payer pour avoir cette représentation et M. Harper a démontré qu’il était disposé à le faire. Voici quelqu’un dont le premier réflexe n’est pas de s’éloigner de tout ce qui pourrait le rendre impopulaire.

Ce type de pragmatisme a marqué la plupart des grandes réalisations de ces 100 jours : que ce soit une nouvelle méthode d’examen de ses nominations à la Cour suprême ou l’entente avec les États-Unis sur le bois de construction.

… 

Tout n’est pas gagné, loin de là, pour Stephen Harper. Mais force est de constater qu’il a marqué des points pendant ces 100 jours. Et que le principal argument des libéraux lors de la dernière campagne électorale, surtout en Ontario, soit la peur d’une droite idéologique et rigide, sera pas mal plus difficile à brandir quand viendra le temps de la prochaine élection.

2 Responses to Les 100 jours de Harper

  1. Suzanne Lavoie says:

    Je suis passablement d’accord avec M Auger et toi, pour l’épreuve des 100 premiers jours du règne Harper.

    En ce qui concerne son budget d’hier, c’est là un bon suivi de ses promesses électorales. Cependant, j’aimerais le voir réfléchir sur le problème aigu de ”l’environnement”…

    Bonne chance dans son prochain défi: le rétablissement du déséquilibre fiscal! Il semble s’orienter dans la bonne voie.

  2. Gilles Langevin says:

    D’accord avec le reste de la famille sur les 100 premiers jours de M. Harper. Son principal mérite, à mes yeux, est d’avoir embobiné Duceppe
    et d’avoir marqué autant de points au Québec, en particulier dans la région de Québec.

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