Le peuple à genoux devant les minorités

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Nous venons de suivre un cours prénatal pour nous aider à préparer la naissance de notre bébé. En fait, au rythme où celui-ci se remue dans le ventre d’Hélène, il va bien falloir qu’il sorte un jour pour s’amuser dans un vrai terrain de jeu plus spacieux.

J’ai donc appris un tas de choses sur le développement des bébés, la préparation de la mère et du père avant l’accouchement et ensuite des conseils pour les premiers mois de la vie du nourrisson. Est-ce que je me souviens de tout? Bien sûr que non, mais j’ai bien apprécié suivre ce cours et apprendre ces notions pratiques. De plus nous avons obtenu de la documentation de référence et je réalise comment ces cours peuvent être profitables ou même nécessaires.

Comme je viens de passer par cette étape, je suis plus sensible à ce sujet et les deux bras me sont tombés lorsque j’ai entendu cette semaine que le CLSC de Parc-Extension à Montréal ferme la porte de la classe aux futurs pères. Ils ne peuvent pas accompagner leur femme aux cours pour des motifs religieux! Il parait que la présence des hommes ne convient pas dans certaines communautés musulmanes, hindoues ou sikhs. Ainsi, au nom de ces différences religieuses et des «accommodements raisonnables», la majorité plie en supprimant le droit aux pères de recevoir ces formations et en les obligeant à aller la suivre ailleurs. Curieux, comme c’est le monde à l’envers! Au lieu de référer ces gens pour s’organiser autrement et suivre une formation adaptée à leurs besoins dans un lieu spécifique, on change la formation, on supprime les droits de certains pères et on demande à ceux-ci de s’organiser avec ça. Je rêve ou quoi?

Dernièrement, je faisais remarquer que nous sommes passés maitres dans l’art de se faire manger la laine sur le dos, ici, au Québec. Cet exemple illustrant l’absurdité où nous mènent les «accommodements raisonnables» est difficile à surpasser. Je ne suis pourtant pas le seul à être étonné et, en fait, en dissertant sur nos petits travers québécois, je ne devrais pas être étonné du tout. Nous ne nous respectons pas assez pour oser identifier les responsables de nos désastres et de la sorte nous réglons les problèmes en surface, ensuite nous plions devant certains caprices religieux. Alors, quant à plier, plions jusqu’au bout.

En fait, je vous sers un autre comportement similaire qui lui aussi n’est pas piqué des vers, comme on dit. Imaginez-vous que la police de Montréal prend les devants et demande à ses policières de ne pas s’adresser aux juifs de communautés hassidiques de Montréal de peur de froisser leur culture d’hommes. Dans ce cas-ci, ce qui est particulier est qu’il n’y a pas eu de demandes faites par la communauté hassidique. Nous prenons nous-mêmes l’initiative de nous agenouiller devant une minorité. Il faut le faire!

2 Responses to Le peuple à genoux devant les minorités

  1. Suzanne Lavoie says:

    Je suis d’accord avec toi pour tes 2 sujets discutés plus haut.

  2. Antonine Paquin says:

    Cher Jean-Pierre,

    Je te remercie de réagir à la conduite des pauvres Montréalais sans colonne vertébrale, sans respect pour eux-mêmes. Je voudrais être plus jeune et partir une contestation qui j’espère va surgir. Assez c’est assez.

    J’ai beaucoup aimé ta photo d’Hélène radieuse et enterrée par le trousseau de Myriam.

    Ton voisin photographe a l’air d’avoir beaucoup de talent. Quelle belle coccinelle. Tu dois être heureux de trouver quelqu’un qui partage ta passion.

    Merci Jean-Pierre de partager avec nous tes bonheurs, tes découvertes, tes irritations, etc

    Antonine

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