Le défi du PLQ

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Il n’y a pas que le parti québécois qui doit faire un sérieux examen de conscience et se ressourcer suite aux élections. Le parti libéral, qui a vu s’éroder la masse de ses appuis dans la population francophone (à peine 25% de ce groupe), doit se redéfinir aussi dans sa stratégie au sein de la fédération canadienne. Il en va de sa survie puisque si le PLQ ne passe pas à l’action dans le dossier du problème constitutionnel où le Québec est plongé depuis des décennies, d’autres partis le feront et offriront des solutions plus créatives que le statut quo qui n’est pas acceptable même aux dires de Jean Charest. Le temps de la passivité devrait être révolu si le PLQ ne veut pas se faire damer le pion par l’ADQ et le PQ. Il est grand temps de faire des rénovations dans la cabane du PLQ pour que l’érosion ne continue pas à fair fuir leurs partisans.

C’est le thème de la chronique de M. C. Auger dont voici un extrait:

… Mais il y autre chose. Si autant de Québécois fédéralistes se sont reconnus dans le programme de l’Action démocratique, le 26 mars, c’est aussi parce qu’ils y ont retrouvé la tradition de revendication qui avait toujours été celle du PLQ.

Il n’y a peut-être pas encore beaucoup de viande autour de l’os de l’autonomisme à la sauce ADQ. Mais M. Dumont n’avait pas tort, durant la campagne électorale, de dire que tout ce dont le gouvernement Charest s’est vanté durant la campagne électorale venait plutôt de décisions de Stephen Harper.

À force de répéter que le «fruit n’est pas mûr», le gouvernement Charest a donné aux Québécois l’impression de ne pas avoir de revendications du tout.

On ne se bat peut-être pas dans les autobus à propos du dossier constitutionnel, mais les Québécois trouvent toujours étrange que leur Premier ministre n’ait pas de demandes précises à formuler au gouvernement fédéral.

Depuis une décennie, la polarisation post-référendaire avait été suffisante pour donner des résultats honorables au PLQ. Mais les résultats de lundi montrent que la vieille recette ne marche plus.

Mais s’il veut rester une force politique, le PLQ doit se donner une véritable position de revendication face à Ottawa qui réponde aux aspirations des fédéralistes nationalistes. Parce que ceux-ci ont maintenant l’option d’aller ailleurs.

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