Une de La Presse: Désolation…

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Je lis la “une” de La Presse aujourd’hui.  Un mot me vient à l’esprit en dépit du splendide Soleil du printemps qui rayonne et réchauffe: désolation. 

“Le ministère force la note”: Un questionnaire envoyé aux enseignants leur permet de signaler les progrès de leurs élèves mais pas leurs reculs.  Voilà la brillante idée envoyée sous la forme d’un questionnaire à 10000 professeurs.  C’est assez incroyable comme direction de notre système de l’éducation: on veut se boucher les yeux et s’imaginer qu’il n’y a que des progrès et aucun recul.  C’est assez constructif comme mentalité, les fonctionnaires qui poussent des crayons au ministère se sont décidément surpassés!  Pas étonnant que les enseignants, qui se sentent méprisés par ce questionnaire, le boycottent et l’envoient au recyclage.  Assez désolant!

“Décès de Paul Buisson” le caméraman comédien de 41 ans qui est décédé suite à un enchainement d’erreurs médicales comme le souligne le coroner Jacques Ramsay.  Paul Buisson qui était un solide gaillard avec un bon surplus de poids, il est vrai, mais tout de même en bonne santé entre un soir à l’urgence pour une douleur qu’il associe à une pierre au rein.  On lui administre, durant la nuit, du Dilaudid qui est un puissant dépresseur de la respiration et plonge M. Buisson dans un sommeil profond.  Le hic, c’est que malgré l’état de sédation du patient, personne ne vient le voir entre 2h30 et 6h du matin.  À cette heure, il est trouvé avec de l’écume dans le nez et dans la bouche.  Il est mort à 9h36.  DÉSOLANT! 

La directrice de l’hôpital de Saint-Eustache où est mort M. Buisson, Christine Arbour, promet de “revoir les façons de faire”.  Il paraît que ce n’est pas une problématique isolée et qu’une douzaine de patient sont passés par le même traitement depuis quelques mois.  Le fait que le cas de Paul Buisson est médiatisé va contribuer à faire sortir le chat du sac et améliorer, on l’espère, la situation.  Cela me fait penser au décès de ma sœur Marie-José qui n’est pas un cas étranger aux erreurs médicales et de notre merveilleux système de santé.  On a toujours l’impression que les choses doivent être étalées en plein jour pour qu’on décide de brasser la cage et que les responsables soient obligés de faire quelque chose.  La plupart du temps, tout se passe comme si on balayait la poussière sous le tapis et rien ne se fait.  C’est un peu comme l’affaire Guy Cloutier: Pensez-vous qu’il se serait avoué coupable si les policiers n’avaient pas les preuves de ses actes et s’il n’avait pas été mis au pied du mur?  Pas du tout.  Désolant!

Une autre manchette de la une: “Quand on est seul à mort” qui raconte qu’un homme de 70 ans a été trouvé mort congelé dans son appartement, quelques mois après son décès.  Il est mort dans la solitude la plus totale parce que personne ne le connaissait.  C’est un voisin qui a fini par sonner l’alerte.   Re-Désolant!

Vite, le Soleil, la chaleur, les bourgeons et quelques notes d’espoir pour chasser la désolation et l’incompétence crasse qui nous entoure.

One Response to Une de La Presse: Désolation…

  1. Suzanne Lavoie says:

    En effet, quelles désolations: attitude du Ministère provincial; déficience de surveillance médicale (cas BUISSON et cas MARIE-JOSE); enfin ”seul à mort”
    Oui: des changements s’imposent!

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