La maladie “On-ne-cherche-pas-de-coupables”

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Notre société est affectée par la maladie de la décennie, celle du “On-ne-cherche-pas-de-coupables”.

Nous venons d’apprendre qu’il y a eu un onzième décès à l’hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacinte. Ces décès sont les affreuses conséquences de mesures d’hygiène déficientes. L’hôpital venait à peine d’être rénové pour éliminer les champignons qui avaient été trouvés dans les murs…

Et bien, une des premières choses que s’empresse de dire M. Couillard, notre ministre de la santé, est: “On ne cherche pas de coupables!”. Il ordonne une enquête publique pour comprendre ce qui a pu se passer, mais garons-nous bien de trouver des responsables!

J’en ai mal au coeur, je m’insurge et je dénonce cette attitude de mollesse au plus haut point. Il faut au contraire trouver les failles du système pour corriger la situation, mais en plus si certains individus n’ont pas pris leurs responsabilités, il est du devoir du ministre d’aider à les trouver. Réveillez-vous et dites haut et fort, qu’avant tout IL FAUT TROUVER LES COUPABLES. Sans cela, comment corrigerez-vous la situation?

Ce comportement du ministre est carrément méprisant pour la population. Je m’excuse, mais on prend les gens pour des imbéciles avec une poignée dans le dos. Il s’agit d’un minable réflexe de protection pour ne pas incriminer le dirigeant ou son groupe. Car dans bien des cas, le dirigeant sait au fond qu’il est responsable et ne veut pas s’incriminer lui-même.

Cette phrase à la mode est un cancer qui ronge notre société. Les gens qui la prononcent se prennent des airs de fins-finauds, mais au fond ils contribuent à l’immobilisme crasse qui camoufle les vrais problèmes. Il ne faut surtout pas aller au fond du problème pour en trouver les causes et les responsables puisque l’on pourrait corriger la source du problème. Voici la meilleure recette pour continuer de rester emmerdé dans notre immobilisme quand ce n’est pas de la merde au sens propre.

La même chose est arrivée après l’effondrement du viaduc de La Concorde. On clame haut et fort qu’on va analyser les causes du désastre, mais il faut faire bien attention de ne pas trouver de coupables. On veut comprendre ce qui s’est passé, mais on ne veut surtout pas identifier les responsables.

La maladie de ne pas identifier de coupables court aussi dans mon expérience en milieu de travail. J’ai entendu cette belle phrase “on ne cherche pas de coupables” pour ne pas s’avouer que finalement celui qui la prononce a une part de responsabilité. Je peux vous garantir qu’après avoir dit ça en réunion, on peut être sûr que les choses ne vont pas se régler pour de bon.

Au Québec, nous avons tellement le pardon facile et la mémoire courte. Ça me rappelle, le type qui a fait sauter un feu d’artifice dans sa rue et à endommagé plusieurs maisons sur sa rue. Le soir, on voyait un de ses voisins à la télévision dans sa maison dévastée par l’autre abruti, qui disait qu’au fond son voisin était un bon gars… Voici un comportement typiquement québécois et sans colonne vertébrale. Vous avez sans doute entendu des remarques d’immigrants qui arrivent au Québec et qui n’en reviennent pas que les gens tolèrent tout ce qui leur arrive avec fatalisme. Ils ne nous comprennent pas et ils ont bien raison!

Enfin, M. Couillard, trouvez les failles du système, mais de grâce, n’excusez pas d’avance les vrais coupables si vous voulez vraiment avancer.

One Response to La maladie “On-ne-cherche-pas-de-coupables”

  1. krysalia says:

    ahahaha mais c’est pas vrai il s’appelle vraiment Couillard ?

    parce qu’ici un couillard c’est quelqu’un de très courageux, qui se tient bien droit face aux problèmes ou qui fonce dans le tas sans faux semblants 😀
    il semblerait que ce soit Monsieur Couillard le mal nommé 😀

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