Grève de bébés gâtés

Posted by J-P in Généralités | Tagged | Leave a comment

Au sujet de la grève des employés d’entretien de la société de transport de Montréal. J’applaudis la chronique d’Yves Boisvert, la mort du vieux modèle, qui remet en question le modèle d’une seule catégorie d’employés de la ville que j’appelle des bébés gâtés:

Qui a écrit dans le ciel que l’entretien devait se faire à une seule place par des employés de la société qui foutent le bordel à périodes fixes?

Au moment même où le maire de Montréal nous présente un plan ambitieux pour augmenter l’offre de transports en commun, il est temps de chercher des moyens originaux de l’améliorer, de le rendre plus intéressant, plus efficace, plus souple. Et viables financièrement.

Il est aussi temps de se demander si on en a pour notre argent, vu qu’il faudra beaucoup, beaucoup d’argent. Et que tout le Québec va devoir casquer.

Quelle merveilleuse occasion nous est donnée ces jours-ci, n’est-ce pas?

Les bébés gâtés pourris de la ville de Montréal demandent un réajustement salarial alors qu’ils sont très bien payés, qu’ils sont syndiqués et qu’ils ont d’excellents avantages sociaux. Ils se plaignent le ventre plein. C’est peut-être ça leur problème, ils ne pensent qu’à leur ventre et oublient que dans le monde entier les syndicats ne font pas la loi. Les choses vont changer à Montréal ou devraient changer comme l’écrit le chroniqueur:

Un moment donné, à force d’écoeurer le monde, on l’oblige à se poser des questions plates qu’il ne se posait pas.

Comme: est-il vrai qu’en Grande-Bretagne, quand ils ont privatisé certains services dans les transports en commun, ils ont économisé 42% entre 1986 et 1998?

La semaine dernière, ça n’empêchait pas les gens de dormir. Ce n’est pas si intéressant que ça, d’ailleurs.

C’est juste qu’en attendant l’autobus deux heures, le monde a le temps de jaser

Jaser d’affaires pas agréables comme: avec les économies, on a amélioré le service à Londres. Paraît que dans plusieurs pays scandinaves, on a donné en sous-traitance des contrats d’entretien et des routes de transport.

Ben cout’ donc.

Là, quelqu’un dans la file dit: c’est l’économiste Marcel Boyer qui écrivait ça l’autre jour, mais c’est le président de l’Institut économique de Montréal! Un «think tank» full de droite!

Un autre plus loin dit qu’il est allé en Suède l’année dernière.

Ah, la Suède, ça se glisse toujours bien dans la conversation. Qui dit social-démocratie dit Suède, pas vrai?

Le type qui est allé en Suède explique qu’à Stockholm, l’entretien des métros et autobus est donné par soumission à différents sous-traitants.

En Suède? Êtes-vous certain?

Parfaitement madame, en Suède.

Où est-ce qu’on s’en va, je vous le demande!

Le modèle du travail à la ville de Montréal est malsain pour notre économie et les syndicats exagèrent. C’est le début de la fin de la compétitivité et de la productivité. Je suis quelqu’un qui n’a jamais été syndiqué et n’a jamais eu d’emploi permanent. J’en suis fier, même si je dois vivre des périodes sans emploi. C’est bon pour le caractère individuel. Pour la collectivité, le modèle des entreprises privées est plus efficace que d’entretenir des bébés gâtés qui croient que tout leur est dû.

On voit la gangrène que les monopoles apportent dans nos sociétés. Regardez ce qui se passe en France qui connait un sérieux problème de productivité parce qu’ils ne font pas assez de place au secteur privé, problème auquel Sarkozy veut s’attaquer.

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