Critique de l’exposition de réalité virtuelle à Montréal: La bibliothèque, la nuit

Posted by J-P in Photographie, PHOTOJPL.COM | 2 Comments

expo bibliotheque la nuit

Je suis allé voir l’exposition de réalité virtuelle “La bibliothèque, la nuit” de Robert Lepage (Ex Machina) et Alberto Manguel à la grande bibliothèque de Montréal. Voici mes premières impressions à chaud en sortant de l’expérience du point de vue du contenu d’abord puis de l’aspect technique comme je travaille dans l’univers de l’imagerie 360 degrés.

À propos du contenu: J’ai bien aimé le concept de promener le spectateur dans une dizaine de bibliothèques du monde avec un thème par lieu. La narration de l’écrivain Manguel nous donne plusieurs informations pertinentes sur ces bibliothèques qui prennent vie la nuit. L’ambiance est réussie avec la réalité virtuelle et c’est une bonne idée de nous faire asseoir sur des sièges pivotant car on passe son temps à tourner pour découvrir l’environnement sur 360 degrés. Dans certaines scènes du contenu vidéo a été ajouté aux images panoramiques de l’environnement (séquences d’incendies ou des personnages fantomatiques). L’expérience globale est vraiment très intéressante. Je vous recommande fortement de réserver une place et d’aller à cette exposition pour cette heure de voyage virtuel. Ce sera un $5 ou un $10 bien investi!

À propos de la technique: le “stitching” ou le raccordement dans les séquences vidéo panoramiques est parfait partout dans l’image, y compris le nadir (le sol sous le trépied). On reconnait ici la haute qualité des projets de Lepage. Dans d’autres projets similaires de réalité virtuelle, je vois beaucoup de séquences vidéo immersives et dans la majorité des images il y a souvent des défauts de raccord entre les plans. Je sais que les images ont été captées en partie par un système comprenant une douzaine de caméras GoPro. Il faut dire que le coefficient de difficulté a été réduit pour l’assemblage des séquences vidéo car les prises de vue ont été faite sur trépied immobile pour filmer différentes ambiances des bibliothèques selon les variations de l’éclairage durant plusieurs heures. En effet, dès que le point de prise de vue se déplace et devient mobile, on se trouve à ajouter un élément de complexité pour assembler et raccorder les plans de chaque caméra composant l’image globale, ce qui n’est pas le cas dans ce projet avec des caméras statiques. Une idée pour des expos futures serait de varier le point de vue afin de rendre le montage encore plus dynamique.

Les casques Gear VR de première génération de la compagnie Oculus sont efficaces avec des écouteurs sur les oreilles. Par contre, on sent qu’on est au début de l’aventure immersive puisque l’image est assez pixelisée et manque de résolution pour nous rapprocher de la réalité. Ceci est dû à la résolution moyenne des écrans des casques. Ce point devrait être amélioré avec le lancement de la deuxième version de la lunette Oculus en 2016 qui promettra une meilleure qualité d’image. J’aimerais bien revoir cette exposition lorsque ces nouvelles lunettes pourront rendre justice à la qualité d’image originale!

Enfin, je n’ai pas décelé d’effet 3D ou stéréoscopique qui donne un effet de profondeur dans les images. Par contre, le type de système utilisé pour les caméras offre la possibilité du 3D. Peut-être que je n’ai tout simplement pas perçu l’effet 3D et que la présentation est effectivement stéréoscopique. Pour les expositions futures lorsque les casques de réalité virtuelle auront une meilleure résolution et qu’on aura du contenu stéréoscopique 3D, l’effet sera encore plus saisissant. Nous assistons à une très belle expo qui nous dirige droit vers le futur!

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Type de sytème de caméras utilisé dans le projet.

Photos du système de caméras utilisé tirées d’Instagram:
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2 Responses to Critique de l’exposition de réalité virtuelle à Montréal: La bibliothèque, la nuit

  1. JS Coté says:

    Bonjour!
    Comme je suis responsable de l’audio sur ce projet, je me permets de répondre à une interrogation: non, il n’y a pas d’effet stéréoscopique dans l’image. L’expo était au début conçue pour cela mais pour une raison technique, l’utilisation de la stéréoscopie réduisait la résolution considérablement sur les appareils utilisés. Après comparaison, il a semblé plus pertinent pour l’équipe et pour Robert d’avoir une image à la plus haute résolution possible, quitte à sacrifier la profondeur.
    Il faut dire que dans plusieurs environnements, les objets les plus rapprochés sont tout de même loin, donc l’effet de profondeur n’était pas spectaculaire, et que les détails architecturaux des bâtiments étaient beaucoup plus clairs à haute résolution.
    Voilà! 🙂

  2. Provost Edith says:

    Pouvons-nous espérer revoir cette merveilleuse exposition à Montréal?

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