Créer des besoins avec de bonnes ou de mauvaises idées

Posted by J-P in Généralités | Tagged | Leave a comment

Je suis convaincu qu’on peut vendre des frigidaires à des esquimaux. Du moins pour un certain temps. Je ne dis pas que c’est une bonne idée, mais si le besoin n’existe pas, c’est simple, il suffit de le créer avec de la persévérance, du savoir-faire et de la motivation. Ceux qui disent qu’un “besoin n’existe pas” ne sont pas soit intéressés à le créer, ne savent pas comment s’y prendre ou ne sont pas prêts à y mettre les efforts. En fait, comment peuvent-ils dire que le “besoin n’existe pas”?

La question est maintenant de savoir si le besoin qu’on veut créer va être bien reçu et s’il va réussir à s’imposer. C’est ici que l’on peut distinguer les bonnes et les mauvaises idées. Par exemple, avant que la télévision existe, le besoin n’existait évidemment pas, mais certains ont su le créer. Il s’avère que la télévision était une bonne idée et un bon canal de communication. Aujourd’hui, la télévision s’est installée et elle est là pour rester. Idem pour le téléphone cellulaire, l’internet ou l’excellente recette de poulet à la parisienne à la mijoteuse… Une fois le besoin créé, seule l’expérience va valider si l’idée est effectivement bonne ou mauvaise.

Mais, si l’idée est mauvaise, les choses dérapent un moment donné. Voici un exemple ou les gens qui ont proposé une idée passable, manquaient en fait cruellement de savoir-faire. Ce besoin a été créé et endossé chez Radio-Canada et CBC. On peut prédire qu’il va éventuellement mourir de sa belle mort. L’histoire sur les coûteux ateliers de respects donnés à la société Radio-Canada et CBC est traitée dans cet article. Le besoin créé ici frôle même jusqu’à un certain point l’escroquerie et la magouille. Voici un extrait:

La Société Radio-Canada et CBC ont dépensé plus d’un demi-million au cours de la dernière année pour que ses employés suivent des ateliers sur le «respect au travail», révèlent des documents obtenus par La Presse en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Ces rencontres, d’une durée de quatre heures, sont dirigées par d’autres employés ou des membres de la direction, qui n’ont pas nécessairement de formation en psychologie ou en relation de travail. Au terme de l’exercice, près de 20% des participants ont déclaré qu’ils ne seraient pas en mesure de mettre les stratégies présentées en application, ou d’établir un plan d’action, tel que suggéré dans l’atelier.

Radio-Canada a offert ces ateliers après qu’un sondage mené auprès des employés de la société d’État en 2005 eut révélé des problèmes importants de stress, de harcèlement et de «comportements non civilisés» au travail.

Vous pourrez continuer de lire l’article qui continue sur le même ton si vous voulez. Vous verrez que l’argent a coulé à flot dans ce projet sans donner de résultats concrets. Je doute que la carrière de ces ateliers soit très longue. Les gens vont se rendre compte que leur argent est trop précieux pour l’engouffrer dans ce “besoin” et surtout en le comblant de cette façon.

Si vous avez une idée qui vous tient à coeur, ne vous laissez pas arrêter par ceux qui diront que “votre besoin n’existe pas”. Cet argument est très faible. Ce n’est pas une bonne réponse qui devrait vous ébranler. Ces gens ne sont tout simplement pas intéressés à y participer, souffrent d’immobilisme ou tentent de vous décourager. Remercier le ciel d’avoir de telles personnes qui voudront vous mettre des bâtons dans les roues, cela ne fera que vous renforcir, vous et votre idée à réaliser.

La morale de cette histoire: si vous avez un besoin à créer chez les gens assurez-vous que vous avez une bonne idée. Validez ce que vous jugez être “une bonne idée” en soupesant ses mérites et ses faiblesses. Une fois que vous êtes convaincus personellement d’avoir une bonne idée ou un bon projet, vous allez probablement réussir à créer ce besoin chez les gens en persévérant, en développant votre savoir-faire et en y mettant des efforts.

Pourquoi? Simplement parce qu’il y a beaucoup de mauvaises idées qui ont réussi à faire leur chemin en début de parcourt avant de piquer du nez. La besoin a tout de même été créé. Seule l’idée était mauvaise, mais le savoir-faire, la persévérance et la motivation de ceux qui ont créé ce besoin ont réussi à le faire émerger un certain temps.

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