Category Archives: Science

Louise Desmeules, épithésiste : à la fois soignante et artiste

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Louise Desmeules - Cliquez pour l'extrait vidéo

Je suis fier de ma cousine Louise Desmeules qui est la seule femme au Québec qui reconstruit des parties de corps humain! Vous verrez qu’elle fait un très bon travail dans le reportage qui a passé hier à la télévision de Téléquébec. Ensuite, je trouve celà d’autant plus intéressant car Louise et moi avons un point en commun: nous innovons dans notre carrière au fil du temps en utilisant notre côté artistique. Voir l’extrait vidéo en cliquant ici ou sur l’image. Sélectionnez “Voir le segment” pour le vidéo du reportage.

Voici aussi un article paru sur Cyberpresse l’an passé.

L’éclipse lunaire vue de Montréal

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(Photographie: Jean-Pierre Lavoie, Canon 40D, objectif 300mm)

Voici une séquence d’images que j’ai prises de l’éclipse lunaire hier soir à Montréal. Des astronomes amateurs s’étaient réunis dans le parc de la Visitation pour observer le phénomène. J’étais en bonne compagnie avec quelques photographes et des gens qui scrutaient le ciel avec leur télescope. Il faisait froid et j’ai décidé de plier bagages un peu avant 23h.

La séquence d’images montre des étapes de l’évolution de l’éclipse. La lune presque complètement obscurcie avant d’entrer dans l’ombre totale de la Terre (image: 21h51) et deux images alors qu’elle est entièrement dans l’ombre de notre planète (images: 22h08 et 22h37). Puis, finalement, un peu avant de sortir de l’ombre de la Terre (image: 22h47) alors que la clarté se fait de plus en plus forte et que le Soleil recommence à éclairer la lune de nouveau.

Fascinant corps humain: Exposition le Monde du Corps

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Les patineurs de l’exposition Le Monde du Corps 2. (Photographies: Jean-Pierre Lavoie)

Je suis allé visiter au Centre des Sciences de Montréal l’exposition Le Monde du Corps 2. Voici mes impressions et des images exclusives que j’ai faites de l’exposition.

Aujourd’hui, il n’est pas rare de payer une centaine de dollars pour assister à une partie de hockey, de débourser presque cette somme ou plus pour aller à un concert de musique ou à un spectacle de divertissement, de payer le quart de cette somme pour aller admirer une toile de Monet, par exemple. Je considère que nous faisons une aubaine en déboursant seulement vingt cinq dollars pour aller voir Le Monde du Corps 2. Il est même étonnant que le prix d’entrée soit si bas compte tenu de ce qu’il en coûte pour préparer tous ces organes et corps plastinés.

Pourquoi mon enthousiasme? Parce que, tout comme l’esprit humain, le corps humain est absolument fascinant et cette exposition a le mérite de nous l’enseigner habilement. Aussi, avant toute cette histoire de plastination qui placarde les journaux depuis des semaines, j’étais loin de croire qu’un croque-mort allemand aussi génial soit-il, le docteur Gunther von Hagens, puisse réussir à m’en convaincre si adroitement.

D’abord, les notes explicatives et la présentation des corps, des organes et des différents systèmes internes du corps humain sont éducatives, enrichissantes et faites dans le respect de l’être humain. L’avantage de la technique innovatrice de plastination est qu’elle fait tomber tous les voiles qui nous empêchent de nous voir comme nous sommes, c’est-à-dire fragiles, complexes, mortels. Ceci est vrai tant pour le public en général que pour les gens qui travaillent directement avec le corps humain, comme les médecins ou les thérapeutes.

À propos de médecins, j’étais accompagné de ma mère qui a étudié la médecine il y a plusieurs années. Elle a vu pour la première fois des rotules mécaniques installées dans des genoux, des prothèses artificielles dans les hanches et un stimulateur cardiaque. Elle en fut épatée. “Nous avons l’anatomie devant soi, plus besoin de disséquer” a-t-elle dit. Puis, j’ai entendu plusieurs visiteurs, médecins ou étudiants en médecine, qui étaient fascinés en reconnaissant les organes ou parties du corps humain présentés devant eux. Il est extraordinaire de réaliser que l’analyse de cadavres morts sert à déchiffrer les mystères de la vie.

J’ai regardé les minuscules os de l’oreille interne, gros comme des grains de riz, le système digestif, les minces faisceaux du système nerveux, des tranches du cerveau, les conséquences de l’atrophie du cortex cérébral causé par certaines maladies. J’ai vu les parois rétrécies du coeur qui a subi un infarctus, les métastases qui se développent dans le foie. J’ai aussi vu les conséquences du vieillissement sur l’état du corps. L’artériosclérose qui s’amoncelle en monticules rugueux dans l’aorte chez un individu malade et celle parfaitement lisse d’un individu en santé.

La présentation des corps dans différentes poses, comme celle du joueur de soccer, de la ballerine, du penseur assis, aide à faire comprendre le fonctionnement des muscles et révèle différentes parties de notre anatomie d’un angle différent. On a découvert que la présentation classique des corps bien droits contenait moins d’information que de les présenter figés dans une pose en mouvement, dévoilant ainsi les capacités et la flexibilité des muscles ou des articulations.

Nous vivons dans une société qui occulte la mort et c’est probablement l’origine d’un certain courant qui s’est opposé à l’exposition. Mais pour mieux comprendre le miracle de la vie, comment toutes ces cellules arrivent à travailler ensemble pour nous faire vivre chacun de nous, il est logique de s’aventurer dans l’analyse de ce que la vie n’est pas, soit évidemment la mort. Je ne comprends pas trop la résistance que certains pays ou personnes ont eu à l’origine face à la présentation de l’exposition. D’ailleurs, il n’est pas étonnant qu’elle n’ait pas persistée à long terme puisque l’exposition est faite dans le respect et qu’il y a beaucoup à gagner à voir notre corps tel qu’il est. Cette exposition a le mérite de nous présenter dignement tel que nous sommes, surtout sans badiner ou rire de notre condition humaine. Elle nivelle également les différences entre les individus, les races ou la couleur de la peau. En effet, nous pouvons être blanc, noir, asiatique, riche ou pauvre, notre trait commun à tous est notre corps.


Le penseur vu de face et de côté.

En fait, je crois que ce serait une très bonne idée si de nombreux fumeurs, alcooliques et personnes obèses allaient voir l’exposition. Ils verraient les poumons noircis par le goudron, les effets des cirrhoses du foie, le surplus de gras que doit entretenir le coeur et tous les organes humains. Nous connaissons tous des membres de nos familles, au présent comme au passé, qui auraient tiré parti d’une pareille leçon livrée devant eux en rouge, noir ou blanc. Je gage que certains auraient probablement remis en questions leurs habitudes nocives pour leur propre corps.

Bref, l’exposition du Centre des Sciences m’a ému, m’a éduqué et m’a fasciné. En plus de m’inciter à faire plus attention à mon corps dans la mesure du possible, j’en suis sorti différent parce que je comprends un peu mieux la merveilleuse machine dans laquelle je vis.

Les ours polaires sont menacés?

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Regardez cette photo. Réalisez-vous que les ours polaires sont menacés?
Rencontre du GIEC à Paris.

Mise à jour: article de la Tribune:

PARIS (Reuters) – Le rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), qui souligne la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, pourrait donner lieu à de nouveaux procès contre les grandes industries polluantes bien que les responsabilités soient difficiles à démontrer en droit.

Les scientifiques du Giec ont publié vendredi un rapport concluant, avec une probabilité de plus de 90%, que l’essentiel du réchauffement climatique de ces cinquante dernières années est imputable à des activités humaines.

“Nous entrons dans une nouvelle ère”, assure Audley Sheppard, associé au sein du cabinet juridique britannique Clifford Chance.

Les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre ne pourront plus prétendre qu’ils n’étaient pas au courant des risques, souligne-t-il. “Ne rien faire pourrait être considéré à l’avenir comme de la négligence.”

Escher en animation

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Voici une animation amusante qui nous emmène dans l’univers des impossibilités d’Escher et leur donne vie. Le bonhomme à lunettes qui évolue dans les escaliers qui descendent tout le temps est hilarant. À savourer!

Dessins et mosaïques d’Escher

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Mosaïque II, 1957. Lithographie.

La topologie et les mathématiques étant à la mode ces temps-ci, je me suis intéressé aux dessins et mosaïques de l’artiste néerlandais tout à fait génial, Maurits Cornelis Escher (1898-1972). Escher était le maître de la supercherie en dessinant des objets improbables et des mosaïques d’objets imbriqués. La possibilité de remplacer les formes géométriques des motifs par des éléments reconnaissables deviendra pour lui une véritable passion. Son oeuvre est à la frontière de l’art et de la science puisqu’elle possède une importante composante mathématique. Par exemple, le ruban de Möbius où des fourmis avancent indéfiniment sur le ruban qui ne possède qu’une seule face ou le cube de Necker qui devient un cube impossible…


Ruban de Möbius II, 1963. Gravure sur bois de bout en rouge, noir et vert sur papier japon vergé.


Le cube de Necker sur la gauche, le cube impossible sur la droite.

On peut retrouver plusieurs de ses dessins au site officiel consacré à Escher, au National Gallery of Art de Washington et sur CyberMuse qui vous relie à la collection permanente du Musée des beaux-arts du Canada.

Voici quelques autres de ses dessins fascinants, les bouledogues et les papillons imbriqués, les poissons et les bateaux:


Montant et descendant, 1960. Lithographie sur papier vélin. La supercherie de la montée ou de la descente est très bien expliquée dans cet article.

On y voit un édifice qui paraît normal au premier coup d’oeil. En y regardant de plus près, nous observons des personnages (des moines ?) descendant un escalier situé au sommet d’une tour quadrangulaire. D’autre moines montent ce même escalier en croisant les autres.

Si nous suivons la file des moines qui montent, on constate qu’elle ne redescend jamais, et que l’escalier boucle sur lui-même en ne faisant que monter, ce qui est parfaitement impossible. En effet, un escalier d’immeuble part toujours du rez-de-chaussée pour monter en colimaçon jusqu’au dernier étage. Ici nous montons pour nous retrouver au point de départ. Et inversement pour la descente.

Comment Escher a-t-il réalisé ce miracle ? En “trichant”, bien sûr, comme pour les autres figures impossibles. Ne me faites pas dire qu’Escher était un tricheur. Je veux seulement prouver que cette magnifique gravure est le résultat de l’adage “dessiner, c’est tricher !”.

Une explication de la tricherie d’une autre lithographie célèbre, Concave et Convexe, se trouve ici.


La relativité, 1953. Lithographie sur papier vélin crème.

Un peu avant sa mort, Escher a écrit : ” Un de mes plus grands plaisir est la fréquentation et l’amitié des mathématiciens, qui a résulté de mon travail. Ils m’ont souvent donné des idées nouvelles et parfois même je leur ai rendu la pareille. Que ces hommes et femmes si savants sont joueurs ! ” (SCHATTSCHNEIDER, Doris, ” Escher et les mathématiques “. Pour la science, no 207, janvier 1995)