Monthly Archives: May 2006

Échange de Ping Pong incroyable

Posted by J-P in Généralités | Leave a comment

Voici le video d’un échange de ping pong pour le moins spectaculaire. Le plus beau point de ping pong que je verrai sans doute de ma vie!  Pas surprenant que le clip aie été vu près de 500 000 fois sur You Tube. Félicitations aux joueurs.

Démission ou destitution de la juge Lise Côté?

Posted by J-P in Généralités | Tagged | 6 Comments

Une autre histoire qui montre que le Monde ne tourne pas rond!  Il manque de graisse dans les “bearings”.  La juge Lise Côté de la Cour d’appel ne doit pas marcher la tête haute ces jours-ci. En tout cas, elle ne devrait pas être fière de son dernier jugement qui RÉDUIT la peine du pédophile Monsieur X de 15 ans de réclusion à 9 ans. La juge Dominique Wilhelmy avait donné une sentence exemplaire au pédophile et voilà que Lise Côté fait marche arrière et soulève l’indignation générale avec ses propos dans sa décision qui manque carrément de jugement:

«L’agression sexuelle ne se situe pas parmi les agressions sexuelles les plus graves si l’on prend en compte que les gestes posés ne l’ont pas été dans un contexte de violence physique allant au-delà de la violence inhérente à la commission de l’infraction. L’on ne retrouve pas ici des gestes de violence tels que bâillonner, menacer, ou frapper l’enfant. D’ailleurs, selon la mère de l’enfant, sa fille demandait à dormir avec son père, ce qui n’excuse, d’aucune façon, ses gestes», écrit-elle dans sa décision.

Hum, hum.  ALLO?  Il y a quelqu’un à l’appareil? Aux commandes de la fusée XL5?  Sortez de votre tour d’ivoire, madame, et allez lire ce jugement à la petite fille qui s’est fait agressée gentillement ”sans violence”. Elle en remet en parlant de l’âge de Monsieur X, comme si c’était une grande variable dans l’équation métaphysique de la chose…  Non, le jugement n’est décidément pas donné à tout le monde.  Tant qu’à moi, Monsieur X devrait rester bien plus longtemps en réclusion.  Et je crois que je suis loin d’être le seul à le penser, si je me fie au tollé public qui gronde comme les orages qui nous tombent dessus aujourd’hui.  Par Toutatis, le ciel nous tombe sur la tête!

Je verrais deux issues logiques: la démission ou la destitution de la juge. Pourtant, je parierais qu’il ne se passera rien du tout comme c’est souvent le cas dans notre société anesthésiée. Ce n’est donc pas un jour glorieux pour notre système de justice! Nous avons au Québec une des justices les plus clémentes au monde où les peines sont souvent dérisoires et avec le cas présent, nous tombons dans le loufoque.

Question existentielle: on nomme le Juge Benoît Morin qui était en désaccord avec le jugement de Lise Côté.  Savez-vous l’identité du juge qui a fait pencher la balance en sa faveur?

An Inconvenient Truth, le film de Al Gore

Posted by J-P in Films, Science | Tagged | 1 Comment

 

Voici la bande-annonce du film d’Al Gore, “An Inconvenient Truth”.  C’est un cri d’alarme sur ce que nous sommes en train de faire à notre planète dans ce qu’il y a de plus choquant.  Contrairement au Code Da Vinci, nous ne nageons pas ici dans la fiction, mais dans la pure RÉALITÉ.  Al Gore a présenté son film à Cannes et j’espère que ça ouvrira les yeux et éveillera les consciences.  Je n’ai pas encore vu le film, mais je compte bien le faire.

J’ai récemment découvert la façon d’intégrer des videos de Google Video sur mon blogue grâce au plug-in Extreme Video Plug-In 2.3 Beta.  Merci aussi à l’entrepreneur et au pionnier du blog et podcast en français, Loic Le Meur, pour l’idée d’intégrer du contenu video.  C’est vraiment du beau travail!  Allez visionner le video ci-bas en cliquant sur la petite flèche Play (deux fois plutôt qu’une si la video ne démarre pas).

Mise à jour: un article intéressant sur Cyberpresse présente le combat que mène Al Gore depuis plus de 30 ans.  Le reportage nous éclaire sur la situation inquiétante, lorsqu’on réalise qu’il y aurait seulement une dizaine d’années d’ici le point de non retour, si on ne fait rien.  Pas un joli héritage à léguer à nos enfants.  Alexandre Sirois décrit aussi les visions opposées entre Bush et Gore relativement à l’enjeu de l’environnement.  Voici un extrait:

Le vent serait toutefois en train de tourner. Les Américains, dit-il, font moins la sourde oreille depuis les ravages de l’ouragan Katrina.

«Beaucoup de gens ont alors commencé à s’inquiéter du réchauffement de la planète. À y jeter un regard neuf et à en venir à la conclusion que nous avons vraiment besoin de faire quelque chose», explique l’ancien vice-président.

Il espère que son documentaire – «possiblement le film le plus important de l’année», selon le New Yorker – aura aussi un impact sur l’opinion publique.

«Comme le dit le titre de mon film, même si c’est une vérité qui dérange, c’est la vérité, ajoute-t-il. Et la seule manière de trouver une solution est d’accepter que c’est la vérité.»

Ce que refuse encore de faire son ancien rival. En s’obstinant à mettre en doute la menace des gaz à effet de serre, Bush a déjà fait «beaucoup de dégâts», dit Gore.

Et il a une bonne idée de la raison pour laquelle le président ne croit pas à ce péril. À la source de ce déni se trouverait le même trait de caractère qui l’a poussé à croire à la présence d’armes de destruction massive en Irak.

«Il semble enclin à créer sa propre réalité s’il n’aime pas celle qui est partagée par les autres, dit Gore. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui en Irak. Et il semble faire la même chose avec le réchauffement de la planète.»

Enfin, voici une longue entrevue vidéo avec Al Gore:

Vacances au Soleil, les photos…

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Quelques images de nos vacances en Floride, à Pompano, et de notre souper à un sympathique restaurant italien La Veranda, à l’intersection d’Atlantic et de la Fédéral, pour fêter notre premier anniversaire de mariage.  Wow, ça passe vite, un an déjà! 

Pendant que Montréal pataugeait sans arrêt dans l’eau du ciel, Hélène et moi pataugions dans l’eau de mer et le chaud Soleil.  Plage, courses à l’épicerie, lecture, niaisage, enfin toutes les activités par excellence des vacanciers pour recharger les batteries.  C’était aussi une trêve appréciée dans la guerre et les hostilités du travail quotidien, à nos emplois bien sûr.  Allez, un peu de sérieux, place aux images:

      

Petite explication sur la dernière photo.  La tour nord du Silver Thatch a résisté à l’ouragan de l’an passé, mais elle exhibe de grosses cicatrices.  Le plus bizarre, c’est que dans les environs, il semble que seules les deux tours du Silver Thatch ont dû se battre vigoureusement contre les vents violents.  Il n’y a pas eu de dégâts importants aux autres bâtiments à proximité.  Les tours jumelles sont restées debout face à l’assaut des vents terroristes, mais on s’aperçoit aisément de la véhémence du combat en observant la zone dévastée.  

La photo a été prise du niveau de la piscine.  Le coté sud de la tour nord ressemble a un échiquier désordonné de panneaux de contre-plaqué et de fenêtres qui ont résisté à l’assaut des vents.  À certains balcons, des portes ont été aménagées dans les panneaux de bois pour que les gens puissent sortir.  C’est assez surréaliste…  Quant à elles, les deux faces du côté nord de chaque tour ont été moins touchées avec seulement quelques carreaux de fenêtres restaurées en barricades. 

Pour la région, c’est un peu l’histoire du sinistre des tours du World Trade Center, mais à plus petite échelle et qui finit beaucoup mieux.  Les rafales de vents ont remplacé les Boeings et leur impact a été moins destructeur!  La comparaison est évidemment excessive, personne n’est mort, mais je ne pouvais m’empêcher de penser aux défuntes tours jumelles new yorkaises.  Enfin, les cicatrices vont se résorber au rythme des négociations avec les compagnies d’assurance et tout va finir par s’arranger.  Les seules questions à résoudre seront « quand? » et « avec combien de dollars? »

Trois anniversaires à Sherbrooke

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Nous étions à Sherbrooke en fin de semaine pour fêter un trio d’anniversaires: ceux d’Hélène et de sa soeur jumelle Diane, ainsi que celui de Gérald.  Copieux repas au Paradis d’Asie.

 

La lecture traditionnelle des cartes de fête.  Bonne fête Hélène et gros bisous!

Dimanche, Gérald a donné deux plans de ce lilas à Hélène.  Ils sont en santé et ont été transplantés avec un soin extrème dans les pots pour le voyage vers Montréal.  Beaucoup de terreau, beaucoup d’eau, pas d’air dans la terre.  Une autre histoire à suivre.

Orford: les libéraux au fond du baril…

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Les libéraux de Jean Charest, épaulés par le Ministre Claude Béchard, ont misérablement géré le dossier de la privatisation du mont Orford.  Ils se sont mis la corde autour du cou avec ce projet totalement inutile.  Tout était tellement mêlé dans cette affaire et le gouvernement a si mal expliqué l’idée de ce projet à la population, que je ne n’ai même pas retenu qu’elles en étaient les objectifs.  Un projet de vent, un coup d’épée dans l’eau pour un enjeu dont personne ne voulait à part certains élus obstinés.

Et puis, je me rappelle la perle de la ministre Gagnon-Tremblay qui disait “si vous voulez la montagne, achetez-là!”  Ce brillant commentaire permet bien d’éclaircir les choses et on comprend qu’on ne comprend rien.  Pas fort!  Comme commentaire ou sottise, c’est difficile d’aller plus bas…

J’enfonce le dernier clou du cercueil avec la chronique de Michel C. Auger qui fait l’éloquente démonstration de la fin des mythes et des contradictions du projet d’Orford qui devrait, je l’espère, mourir de sa belle mort.

Orford : la fin des mythes
La commission parlementaire est l’une des belles inventions de la démocratie québécoise. Parce que si un gouvernement essaie d’en «passer une vite» aux citoyens, elle permettra de voir clair dans ses intentions. Ce fut le cas, il y a quelques mois, pour le CHUM. Aujourd’hui, c’est Orford.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet de privatisation d’une partie du Parc national du Mont-Orford ne sort pas renforcé de ces audiences. Bien au contraire, la plupart des mythes que le gouvernement Charest avait tenté de créer pour justifier son projet auront volé en éclats.

Le premier de ces mythes – le mythe fondateur, en quelque sorte – c’est qu’il y avait un large consensus dans les Cantons-de-l’Est en faveur du projet du gouvernement. Ce qui n’aurait du être qu’un simple «dossier de comté» aurait viré en crise nationale uniquement à cause de l’intervention de gens de l’extérieur de la région et de militants opposés à toute forme de développement. Des écolos du Plateau ou des amis des petits oiseaux, qui ne peuvent comprendre la réalité d’une région qui souffre économiquement. Les gens de l’Estrie, eux, comprenaient et appuyaient le gouvernement.

C’est ce que répétaient constamment le premier ministre Jean Charest et la ministre Monique Gagnon-Tremblay en brandissant très haut leur titre de député de la région, bien connectés sur le pouls de leurs commettants.

Or, ce que les audiences publiques ont démontré, c’est qu’il n’y a pas, aujourd’hui – et il n’y a jamais eu – de consensus régional autour de l’idée de vendre une partie de la montagne à un promoteur privé pour qu’il y érige des condos.

En fait, un consensus régional est en train d’émerger mais il rejette le projet du gouvernement. Il appuie plutôt l’idée de la municipalité régionale de Memphrémagog qui veut un projet récréotouristique à Orford, avec un hôtel plutôt que des condos et sans sortir la montagne du Parc national qui porte son nom.

Ce projet n’est pas celui d’écologistes verdoyants, mais de gens qui s’occupent de développement économique au niveau local. C’est l’organisme Tourisme Cantons-de-l’Est qui a le mieux résumé leur position : «La vente du domaine skiable pour atteindre les objectifs visés n’a jamais été revendiquée ni discutée en région, a soulevé une désapprobation généralisée tant dans les Cantons-de-l’Est qu’au Québec et fragilise plutôt qu’elle n’avantage, la solution que l’on souhaite mettre de l’avant.»

Le même organisme a aussi dégonflé le second mythe de la position gouvernementale, qui consiste à prétendre qu’il faut vendre un bout de Parc national à un promoteur privé, pour mieux le réhabiliter : «le fait de «refiler» la réhabilitation des milieux dégradés au promoteur privé envoie le message que dorénavant, la protection et la réhabilitation des milieux naturels sont des réalités mieux desservies sur un terrain privé que dans un Parc national en plus de créer une obligation financière disproportionnée au nouveau promoteur».

Si le Mont Orford s’est dégradé, comment prétendre que seul le secteur privé peut régénérer le milieu naturel et que cela est incompatible avec une vocation de Parc national? À l’inverse, obliger un promoteur privé à le faire à ses frais aurait pour effet de miner la rentabilité de tout projet immobilier.

Troisième mythe : celui de l’agrandissement du Parc. Même si le projet de loi 23 s’intitule Loi permettant d’assurer l’agrandissement du parc national du Mont-Orford, il est devenu évident au cours des audiences publiques que l’agrandissement du parc est un projet bâclé à la dernière minute qui ne visait qu’à faire avaler l’idée de privatiser la montagne.

Le but réel du gouvernement n’a jamais été de doubler la superficie du parc et sa priorité n’est aucunement d’assurer la protection de ces terrains, comme en fait foi ce «jardinage» — qui ressemble un peu trop à une coupe à blanc – que continue impunément une compagnie forestière sur ses terres, avant qu’elles ne soient incluses dans le Parc.

Mais surtout, le ministre Claude Béchard n’a jamais été capable de démontrer pourquoi il fallait privatiser une partie du Mont Orford pour doubler la superficie du Parc national. La réalité, c’est qu’il n’y a aucun rapport entre les deux opérations et qu’on pouvait facilement faire l’une sans l’autre.

À la fin de l’exercice, c’est donc M. Béchard qui se retrouve isolé sans avoir réussi à faire la preuve que sa loi spéciale était incontournable. C’est la beauté des commissions parlementaires : elles nous ramènent toujours à l’essentiel. Dans le cas d’Orford, c’est la vente d’un bien public au profit d’un promoteur privé. C’est la vente d’un Parc national qui appartient tous les Québécois à une minorité de privilégiés et de propriétaires de condos.